Des millions, mais toujours pas de médecins !

Communiqué de presse du Département de la Charente

Visite du Premier ministre Jean Castex
et du Ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran

Jeudi 2 décembre 2021

Des millions, mais toujours pas de médecins !

Le Premier ministre Jean Castex et le Ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran sont présents aujourd’hui dans notre département. 

Une visite aussi courte ne peut permettre de résoudre le problème de la désertification médicale. C’est la raison pour laquelle j’ai sollicité un entretien auprès du Premier ministre et du Ministre des Solidarités et de la Santé, qui ne m’a malheureusement pas été accordé. Alors que les Charentais manquent de médecins, le Gouvernement ne prend pas la peine d’échanger avec les élus locaux, pourtant en première ligne pour constater les dégâts au quotidien du manque de praticiens sur la santé des habitants. Les élus sont sans cesse interpellés par les Charentais sur leurs difficultés d’accéder à un professionnel de santé. L’accès au soin devient la première préoccupation des habitants.  

Les multiples annonces du Ségur de la Santé de revalorisation de certains salaires, ne répondent pas au besoin urgent des Charentais, d’avoir accès à une offre de soin de qualité. Les infrastructures sont là, mais les moyens humains sont absents : plus d'oncologie au centre hospitalier d’Angoulême, perte de médecins en pneumologie et en cardiologie, fermeture annoncée du service pédiatrique à Angoulême, fermeture de 30 lits du service psychiatrique au Centre hospitalier Camille Claudel. Dans le même temps, l'ARS refuse de créer une antenne médicale à Terres-de-Haute-Charente, provoquant ainsi la perte d'un médecin généraliste pour la commune. 

Alors que le Département n’a pas la compétence de la santé, il doit se substituer au Gouvernement pour organiser l’offre de soin, au détriment de ses compétences premières et alors même que la désertification médicale s’accentuera dans les prochaines années. 

Le projet Charente Santé, initié par le Conseil départemental en 2018, consistant à salarier des médecins, ne peut seul répondre à cette demande urgente. Il génère par ailleurs un déficit annuel de 1,1 million d’euros pour 6 centres de santé et 5 antennes qui ne couvrent qu’une infime partie du territoire. De plus, le Département compense actuellement les charges supplémentaires liées aux mesures sanitaires supportées par les établissements accueillant des personnes âgées et en situation de handicap, à hauteur de 1,7 million d’euros. Enfin, afin de revaloriser les salaires des personnels oubliés par le Ségur de la Santé, le Département a dû s’engager en leur accordant une prime de 400 euros. 

Là où s’orchestre une opération de communication du Gouvernement en période pré-électorale, le Département de la Charente soutient et propose un Plan Urgence Santé basé sur le conventionnement entre le Département et les hôpitaux publics de proximité. Il s’agirait, en s’appuyant sur ce réseau, de pallier le manque de médecins généralistes et spécialisés, et ainsi de renforcer l’hôpital public. Le Département propose aussi davantage de ponts entre les secteurs public et privé ainsi qu’un ensemble de solutions complémentaires pour dynamiser l’installation de praticiens en Charente.  

Aussi, compte-tenu de ce mépris à l’égard des Charentais et de leurs représentants locaux, ainsi que de l’absence de réponse aux deux courriers adressés par le Département au Ministre des Solidarités et de la Santé les 6 août et 10 novembre 2021, le Président du Conseil départemental Philippe Bouty a décidé de ne pas participer à cette rencontre, restant dans l’attente d’un entretien avec le Ministre.

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